Exposition en cours

LA DOLCE VITA

LES AVANT-GARDES DANS LA ROME D’APRÈS GUERRE

20 Octobre 2017 - 10 Janvier 2018

Après avoir consacré de nombreuses expositions à la scène artistique milanaise des années 1960 Tornabuoni Art inaugure son deuxième parcours dans l’art italien à travers cette exposition.

Dans les années 1950, Rome est une ville vivante qui se remet des souffrances de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont les années du boom économique, où l’on retrouve l’envie de vivre et de profiter de la beauté des choses. La Dolce Vita rend hommage et documente ce moment historique pour l’art européen de ces années à travers une sélection de 40 œuvres ayant déjà toutes été exposées dans des musées, dans la plupart des cas réalisées dans les années 1950 et 1960 (Burri, Accardi, Dorazio...), ou dans les années suivantes, mais dont la poétique et le langage dérivent directement de cette période (Kounellis, Ceroli).

Un premier groupe d’artistes se démarque en 1947, prenant le nom de Forma 1. Animé notamment par Carla Accardi, Piero Dorazio et Giulio Turcato. Le groupe se dissout en 1951, mais a marqué profondément l’art italien du xxe siècle. L’année 1951 est également celle de la naissance du groupe Origine, dont Piero Dorazio fut également membre. Entretenant de nombreux contacts avec les artistes américains comme Cy Twombly et Robert Rauschenberg, le groupe Origine est fondé par Alberto Burri, Giuseppe Capogrossi, Ettore Colla et Mario Ballocco. Dès la fin des années 1950 à Rome, on assiste également à la révélation des précurseurs de la scène Pop Italienne : Mimmo Rotella et ses célèbres décollages, puis d’autres artistes comme Mario Ceroli avec ses sculptures. La Pop romaine trouve son unité dans l’Ecole de Piazza del Popolo composée notamment de Tano Festa, Franco Angeli et Mario Schifano. Ces recherches et références à l’histoire de l’art influenceront également le travail de Pino Pascali et Renato Mambor.

Dans ce contexte d’émulation artistique, des artistes comme Mario Ceroli et Jannis Kounellis ont mené des expériences plus radicales. En hommage à Jannis Kounellis, décédé en février dernier, la dernière salle d’exposition est dédiée à son œuvre monumentale Untitled (1989).

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