Carlo Carrà

Quargento 1881 – Milan 1966

L’évolution artistique de Carlo Carrà incarne et illustre parfaitement l’histoire de l’art italien de la première moitié du XXème siècle. Il naît en 1881 à Quargento en Italie, au sein d’une famille déchue de son ancienne fortune. Il révèle un précoce talent artistique qu’il développe durant ses cours du soir. En 1900, il va à Paris pour décorer des pavillons pour l’Exposition Internationale. Cette occasion lui permet d’étudier les peintres de la Grande Ecole Française du XIXème siècle et de l’Impressionnisme.
Il part ensuite à Londres, où il étudie le travail des artistes Turner et Constable, et il est émerveillé par l’emploi de la lumière dans leurs œuvres.
En 1906, il entre à l’Académie de Brera à Milan, où il rencontre Boccioni et Bonzaghi. Après une brève expérience divisionniste, il se plonge dans l’atmosphère moderniste des ses amis milanais et signe en 1909 avec Marinetti et Russolo, le Manifeste Futuriste.
Le Futurisme est la première grande période artistique de Carrà. Ses recherches sur le dynamisme et la théorie des couleurs aboutiront à ses chefs-d’œuvre tels que les Funerali dell’anarchico Galli en 1911, la Donna al balcone en 1912, les Trascendenze Plastiche en 1912. Il collabore avec la revue Lacerba et se détache peu à peu du Futurisme en 1916-1917. Il rencontre les frères De Chirico et alors commence sa seconde période artistique, liée à la peinture métaphysique.
Après un style initialement influencé par celui de De Chirico, il élabore un langage très personnel, aux atmosphères solitaires et suspendues. Les exemples parfaits de ce nouveau langage sont les tableaux Madre e Figlio, 1917, L’Amante dell’ingegnere, 1921 et Il Pino sul mare, 1921.
Il abandonne peu à peu la peinture métaphysique pour être entièrement indépendant. Il dessine beaucoup, en réduisant les images à l’essentiel, pour retrouver ces “élémentaires de la peinture” perdus au sein des élaborations du XXème siècle. Bien que s’en rapprochant, il n’adhère jamais formellement au mouvement du Novecento.
En cette période, il peint des superbes Marines, des Plages désertes, en recherchant l’harmonie et la simplification des formes.
Il continue à dessiner frénétiquement, jusqu’à sa mort en 1966 à Milan suite à une maladie.

L’évolution artistique de Carlo Carrà incarne et illustre parfaitement l’histoire de l’art italien de la première moitié du XXème siècle. Il naît en 1881 à Quargento en Italie, au sein d’une famille déchue de son ancienne fortune. Il révèle un précoce talent artistique qu’il développe durant ses cours du soir. En 1900, il va à Paris pour décorer des pavillons pour l’Exposition Internationale. Cette occasion lui permet d’étudier les peintres de la Grande Ecole Française du XIXème siècle et de l’Impressionnisme.
Il part ensuite à Londres, où il étudie le travail des artistes Turner et Constable, et il est émerveillé par l’emploi de la lumière dans leurs œuvres.
En 1906, il entre à l’Académie de Brera à Milan, où il rencontre Boccioni et Bonzaghi. Après une brève expérience divisionniste, il se plonge dans l’atmosphère moderniste des ses amis milanais et signe en 1909 avec Marinetti et Russolo, le Manifeste Futuriste.
Le Futurisme est la première grande période artistique de Carrà. Ses recherches sur le dynamisme et la théorie des couleurs aboutiront à ses chefs-d’œuvre tels que les Funerali dell’anarchico Galli en 1911, la Donna al balcone en 1912, les Trascendenze Plastiche en 1912. Il collabore avec la revue Lacerba et se détache peu à peu du Futurisme en 1916-1917. Il rencontre les frères De Chirico et alors commence sa seconde période artistique, liée à la peinture métaphysique.
Après un style initialement influencé par celui de De Chirico, il élabore un langage très personnel, aux atmosphères solitaires et suspendues. Les exemples parfaits de ce nouveau langage sont les tableaux Madre e Figlio, 1917, L’Amante dell’ingegnere, 1921 et Il Pino sul mare, 1921.
Il abandonne peu à peu la peinture métaphysique pour être entièrement indépendant. Il dessine beaucoup, en réduisant les images à l’essentiel, pour retrouver ces “élémentaires de la peinture” perdus au sein des élaborations du XXème siècle. Bien que s’en rapprochant, il n’adhère jamais formellement au mouvement du Novecento.
En cette période, il peint des superbes Marines, des Plages désertes, en recherchant l’harmonie et la simplification des formes.
Il continue à dessiner frénétiquement, jusqu’à sa mort en 1966 à Milan suite à une maladie.

  • Marine avec poteau, 1951, huile sur carton entoilé, 50 x 60 cm

Marine avec poteau, 1951, huile sur carton entoilé, 50 x 60 cm

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