Fernando Botero

Medellín 1932

Né à Medellín en 1932 et issu d’une famille aisée et cultivée, Botero manifeste un talent artistique précoce. Charmé dès son plus jeune âge par les illustrations de la Divina Commedia par Gustave Doré, il devient illustrateur pour la revue El Colombiano à l’âge de 16 ans. Il tient sa première exposition personnelle à Bogotá en 1951 ; l’année suivante il reçoit le second prix aux IXe Salon des Artistes Colombiens et se sert de cette récompense pour aller étudier en Europe. Il vit d’abord en Espagne, ensuite à Paris puis en Italie. Il se sent plus proche des œuvres de la tradition que des avant-gardes et réalise une vingtaine de tableaux, inspirés des artistes de la Renaissance, qu’il expose l’année suivante sans grand succès dans son pays natal. Il voyage au Mexique et aux Etats-Unis puis rentre en Colombie où il reçoit, finalement, le premier prix au Salon des Colombiens en 1958. En 1959, il est à la Gres Gallery de Washington avec un extraordinaire succès commercial. Les critiques sont nombreuses et positives, il représente son pays à la Ve Biennale de São Paulo. Ses œuvres de ces années-là, comme les nombreuses versions du Niño de Vallecas, réalisent un mélange tout à fait personnel de formes à la Velázquez et de traits de l’expressionnisme abstrait. En 1961, le MOMA de New York acquiert Mona Lisa à l’âge de 12 ans ; en 1963 le peintre se déplace dans la grande ville, et commence à élaborer son style aux tons délicats et aux formes charnues ; les couleurs pures, sans ombres, plates, réalisent une synthèse parfaite de réalisme magique et de métaphysique. En 1964-1965, avec La famille Pinzón, il affirme définitivement la plasticité imposante pour laquelle il devient célèbre. En 1966, il tient sa première exposition personnelle en Europe (en Allemagne), où il est influencé par Manet, Bonnard et Dürer. En 1969, il expose à Paris puis s’y installe en 1973. Après des années de véritable pèlerinage, il commence à se dédier à la sculpture qui devient l’intérêt premier des deux ou trois ans à suivre. Entre 1978 et 1981 il expose en Europe et aux Etats-Unis et en 1983 il s’installe à Pietrasanta (Italie), près des carrières de marbre, pour poursuivre son activité de sculpteur de marbre et de bronze. Dans les années 1980, il est reconnu internationalement ; il fait d’importantes donations aux musées de Medellín et de Bogotá et se rapproche de la tradition de son pays en se dédiant au thème de la Corrida et des Toreros. En 1993, il réalise pour l’Eglise de la Misericordia de Pietrasanta les importantes fresques La Porta del Paradiso et La Porta dell’Inferno. En 1996, il expose à la Marlborough Gallery de New York et au cours des années 1990, en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et au Moyen Orient. De nos jours, l’artiste continue sa recherche artistique et son activité d’artiste exposant, en partageant son temps entre l’Italie, New York et Paris.

Né à Medellín en 1932 et issu d’une famille aisée et cultivée, Botero manifeste un talent artistique précoce. Charmé dès son plus jeune âge par les illustrations de la Divina Commedia par Gustave Doré, il devient illustrateur pour la revue El Colombiano à l’âge de 16 ans. Il tient sa première exposition personnelle à Bogotá en 1951 ; l’année suivante il reçoit le second prix aux IXe Salon des Artistes Colombiens et se sert de cette récompense pour aller étudier en Europe. Il vit d’abord en Espagne, ensuite à Paris puis en Italie. Il se sent plus proche des œuvres de la tradition que des avant-gardes et réalise une vingtaine de tableaux, inspirés des artistes de la Renaissance, qu’il expose l’année suivante sans grand succès dans son pays natal. Il voyage au Mexique et aux Etats-Unis puis rentre en Colombie où il reçoit, finalement, le premier prix au Salon des Colombiens en 1958. En 1959, il est à la Gres Gallery de Washington avec un extraordinaire succès commercial. Les critiques sont nombreuses et positives, il représente son pays à la Ve Biennale de São Paulo. Ses œuvres de ces années-là, comme les nombreuses versions du Niño de Vallecas, réalisent un mélange tout à fait personnel de formes à la Velázquez et de traits de l’expressionnisme abstrait. En 1961, le MOMA de New York acquiert Mona Lisa à l’âge de 12 ans ; en 1963 le peintre se déplace dans la grande ville, et commence à élaborer son style aux tons délicats et aux formes charnues ; les couleurs pures, sans ombres, plates, réalisent une synthèse parfaite de réalisme magique et de métaphysique. En 1964-1965, avec La famille Pinzón, il affirme définitivement la plasticité imposante pour laquelle il devient célèbre. En 1966, il tient sa première exposition personnelle en Europe (en Allemagne), où il est influencé par Manet, Bonnard et Dürer. En 1969, il expose à Paris puis s’y installe en 1973. Après des années de véritable pèlerinage, il commence à se dédier à la sculpture qui devient l’intérêt premier des deux ou trois ans à suivre. Entre 1978 et 1981 il expose en Europe et aux Etats-Unis et en 1983 il s’installe à Pietrasanta (Italie), près des carrières de marbre, pour poursuivre son activité de sculpteur de marbre et de bronze. Dans les années 1980, il est reconnu internationalement ; il fait d’importantes donations aux musées de Medellín et de Bogotá et se rapproche de la tradition de son pays en se dédiant au thème de la Corrida et des Toreros. En 1993, il réalise pour l’Eglise de la Misericordia de Pietrasanta les importantes fresques La Porta del Paradiso et La Porta dell’Inferno. En 1996, il expose à la Marlborough Gallery de New York et au cours des années 1990, en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et au Moyen Orient. De nos jours, l’artiste continue sa recherche artistique et son activité d’artiste exposant, en partageant son temps entre l’Italie, New York et Paris.

  • Femme, le trottoir, 2003, huile sur toile, 50 x 38 cm

Femme, le trottoir, 2003, huile sur toile, 50 x 38 cm

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